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15/02/2011

La « Fine de Faugères » renait à Autignac

Matthieu FRECON.JPG            Malgré des locaux qui ne semblent plus fonctionnels, il est un irréductible passionné qui a redonné vie depuis quelques temps à la distillerie coopérative de la commune d’Autignac, fondée en 1926 par quelques propriétaires Autignacois.

            Et, même s’il n’est pas connu de tous, Matthieu Frécon a bien une immense qualité que l’on peut lui attribuer, à savoir celle d’être le dernier distillateur de l’Eau-de-vie de Faugères, distillée pour la première fois par la famille Noël Salles, il y a presque 160 ans … en 1852.

            En plus d’effectuer un véritable devoir de mémoire envers ce « patrimoine » reconnu d’Appellation d’Origine Réglementée (AOR), Matthieu Frécon, qui a transcrit sa passion dans un livre intitulé « L’Alambic, l’art de la distillation », explique que depuis qu’il distille à Autignac, pour la survie de cette appellation, il tente « une renaissance de cet alcool emblématique de la région. ».

            Le 19 mars 1948, après 96 ans d’existence de la Fine de Faugères, les règles de fabrication sont définies par un décret, qui sera suivi par l’apparition d’un décret en Vin De Qualité Supérieure (VDQS) pour les vins produits dans le secteur du Faugérois.

            Matthieu Frécon n’est pas quotidiennement dans la distillerie d’Autignac, mais répond aux demandes des vignerons qui souhaitent avoir une eau-de-vie issue de leurs propres cépages ou fruits. Le distillateur Matthieu Frécon, grâce à ses alambics et depuis que la distillerie d’Autignac est à sa disposition, permet de commercialiser chaque année environ 6 000 bouteilles de 50 Cl, et, il espère que ce travail se développera encore dans les années à venir.

            Aujourd’hui, grâce à l’apport de vignerons qui admirent le travail et l’ancienneté de la Fine de Faugères, ce distillateur produit une eau-de-vie à 40°, proche de la tradition locale et de la distillation de 1852 qui s’élevait à 38°.

            L’Association de Défense des Producteurs et Distillateurs d’Eau de Vie de Faugères, encore existante se bat quotidiennement pour que « ce travail passionnant envers cet alcool célèbre et disparu puisse se poursuivre. ». En demandant à Matthieu Frécon d’implanter ses alambics sur notre territoire, c’est certainement une merveilleuse et prometteuse aventure qui recommence. Pour l’avenir, ce dernier reste optimiste et a de nombreux projets en tête, notamment celui de « créer une distillerie du Faugérois qui permettrait aux bouilleurs de cru de continuer la distillation de la Fine de Faugères à la manière coopérative des syndicats de l’Est de la France. »

            Son travail est à admirer, et à encourager bien qu’aujourd’hui, il remarque avec déception que « les traditions et les savoir-faire qui caractérisent la vie locale et rurale ne sont pas nés aussi vite qu’on les voit maintenant disparaitre ... ».

* A consulter, le site de Matthieu Frécon et l'article sur la Fine de Faugères : http://www.devenir-distillateur.com/blog,la-fine-faugeres...

Le livre cité ci-dessus et rédigé par cet Autignacois de coeur est vendu et achetable sur ce même site.

08/01/2011

Cérémonie des voeux

Voeux du maire.JPG            Ce soir, Samedi 8 janvier 2011 avait lieu à partir de 18 heures, la traditionnelle cérémonie des vœux de Mme le Maire et de son conseil municipal, à toute la population Autignacoise.

            Entourée par des élus de communes voisines, et du conseiller général, Mme le maire a remercié toutes les personnes venues assister à la cérémonie, en leur rappelant que l’année 2010 restait une bonne année au niveau municipal, bien que de nombreux décès viennent endeuiller la commune au mois de décembre.

            Le maire a aussi rappelé l’action mené au niveau du Syndicat de la Rive Gauche de l’Orb et de la structure intercommunale qu’est la FRAMPS 909. Plus proche des Autignacois, elle a mis en avant les dossiers phares de l’année 2011, à savoir le stade et l’étude urbaine, préalable au PLU.

            De plus, et cela reste un honneur pour notre commune, la présence d’un champion du monde de Supermoto : Thomas Chareyre, qui partage la vie d’une Autignacoise d’adoption. Il a décroché le titre mondial dans cette catégorie durant la saison 2010, et il s’est vu remettre un diplôme d’honneur et une coupe de la part de la commune, tout comme une médaille de la part du conseiller général.

            Quelques sportifs récompensés au cours de cette saison 2010 ont été mis à l’honneur, bien que la liste n’ait pas été complète et que Mme le maire ait invité les parents à faire part des bons résultats de leurs enfants.        

            Par quelques mots, elle a incité les habitants d’Autignac à vivre 2011 avec « de la bonne entente, de la joie et de la bonne humeur », avant de conclure la cérémonie en invitant les participants autour d’un verre de l’amitié.

20:42 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (0)

01/01/2011

Meilleurs voeux pour 2011 !

            A chacun et à chacune des visiteurs de ce blog traitant de l’actualité au quotidien de notre charmante commune, j’adresse tous mes vœux de réussite, de santé, de bonheur, de prospérité et de joie.

            Je tiens à remercier toutes les personnes qui, en visitant ce blog, ont participé à son développement, et qui indirectement, m’ont encouragé dans la poursuite de ce travail. Avec 17 551 visites, l’adresse http://blogautignac.midiblogs.com a bel et bien permis de suivre l’actualité Autignacoise, quelquefois intrigante et la satisfaction ne peut être que présente en cette fin d’année qui sonne comme un bilan à faire.

            Que ce blog vous soit encore utile, et qu’il continue à remplir pleinement sa fonction d’information  pour l’année 2011.

Encore merci et Bonne année 2011 ! 

10:06 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (1)

11/11/2010

Commémoration de l'Armistice.

11 Novembre 2010.JPG            Lundi 11 Novembre 1918, les cloches se mirent à sonner à la volée dans toutes villes et villages de France. Sur le front, après 4 ans de combats acharnés, les « poilus » qui auront vécu l’horreur des Tranchées pourront enfin se regarder sans s’entretuer.

            A Autignac, c’est ce jour là que l’on dressera le bilan, qui sera de 28 « Morts pour la France », pendant que certaines mères ou épouses fermeront leurs volets pour s’enfermer dans un deuil interminable. 

            Ce matin, Jeudi 11 novembre 2010, pour commémorer le 92ème anniversaire de la signature de cet Armistice, à Rethondes, en forêt de Compiègne (60), Mme le maire ainsi que 9 de ses élus, ont supervisé ce défilé.

            Présidents et membres d’associations, enseignants, élèves, Autignacois ou bon nombre d’Anglais étaient présents pour avoir une pensée commune pour ceux qui ont donné leur vie durant la Grande Guerre. Après des lectures de lettres par les élèves de l’école communale, Mme le maire a lu la lettre du Secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants qui rappelle qu’« Aucune famille, aucun village, aucune ville ne furent épargnés par la douleur et le deuil. »

coquelicot 2.png            Traditionnellement, Mme le maire fit respecter à l’assemblée la minute de silence, après avoir demandé d’expliquer la symbolique du coquelicot, porté à la boutonnière par des Anglais. Les coquelicots rappellent les fleurs qui poussaient dans les champs de blé des Flandres, où plusieurs milliers de soldats britanniques périrent pendant la Première Guerre mondiale. Depuis, cette fleur est portée en Angleterre lors de la commémoration de l’Armistice de 1918, pour le « Remembrance Day ».

            Certains ont pu accompagner la délégation municipale au cimetière, pour le second dépôt de gerbe, puis, toute l’assistance était conviée au Café du Commerce, pour le verre de l’amitié.

* Lire le message d'Hubert Falco, secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens Combattants: http://www.haute-normandie.pref.gouv.fr/IMG/pdf/Message_M...

16:46 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (0)

02/11/2010

Cimetière fleuri.

Allée 1.JPG

            Les allées du cimetière sont remarquables après cette fête de la Toussaint. Les tombes nettoyées, et les chrysanthèmes portés sur les tombes des défunts, le cimetière prend des airs lumineux grâce à ces fleurs qui redonnent un peu de vie à ce lieu envers et contre tout.

            Cette plante résiste aux intempéries du mois de novembre, et représente un symbole de paix et de résurrection pour les catholiques, mais comment se développa la mise en place de chrysanthèmes sur les tombes de disparus dans notre pays.

            A l’origine, le chrysanthème était une fleur culte, notamment au Japon où il est symbole d’éternité, et où l’Ordre du Chrysanthème est l’équivalent nippon de notre Légion d’Honneur. 

              Le chrysanthème est apparu dans le Jardin des Plantes à Paris en 1789, grâce à Pierre Blancard, qui rapporta des boutures à la suite d’un voyage en Chine. Mais comment, d’un jardin si célèbre de la capitale, il s’associa à la Fête de Toussaint ?

            C’est en quelques sortes après la Guerre de 1914-1918 que la fleur se répandit dans les allées des cimetières. Le 11 novembre 1919, premier anniversaire de l’Armistice, le gouvernement Français donna l’ordre de fleurir toutes les tombes des soldats, et à cette époque là, il n’y avait que des chrysanthèmes chez les pépiniéristes, ainsi se répandit l’usage des chrysanthèmes.  

            Depuis, des milliers de pots se vendent chaque année. En 2007, 23 millions de pots ont été produits, pour un marché de plus de 170 millions d’euros.

10:35 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (0)

15/09/2010

Les vendanges.

            Les personnes figurant sur les 2 cartes postales ci-dessous, auraient sans doute « mal au cœur » en voyant ce qu’est devenue la viticulture dans notre région, et indirectement dans notre commune. La première carte postale montre au Domaine de Saint Martin d’Agel, le repas des vendangeuses. La seconde illustre le travail réalisé par les ouvriers de la maison Joseph Ouradou, courtier en vin dans les années 1930 à Autignac.

            Les vendanges de cette époque étaient représentatives d’une solidarité sans faille, avec dans le village, les débuts des sentiments de création de cave coopérative, suite aux exemples donnés par les autres villages. On ne pensait plus qu’à unir les productions, pour avoir, au travers de la cave « Les Vignerons d’Autignac », créée en 1937, un système coopératif fort, pour une vente des vins favorable à la poursuite et la durabilité de ce système.

            Aujourd’hui dans le village, les viticulteurs sont en train de vivre leurs derniers jours de vendanges. Pour la plupart, celles-ci s’effectuent grâce aux machines à vendanger, qui permettent des gains de temps incalculables, par rapport à certains qui restent encore attachés à la vendange manuelle, et qui passent leurs journées, sécateurs en mains, à ramasser précieusement, le fruit de la vigne.

            Le gain de temps apporté par la mécanisation de la vendange est cependant compensé par le trajet Autignac-Puissalicon ne pouvant être réalisé à 90km/h en tracteur. Encore une fois, les viticulteurs sont tributaires des décisions prises, et, malgré ce que l’on peut entendre, la remise en service des caves coopératives permettraient de réelles économies

            Les domaines, nombreux dans la commune, n’appliquent pas les mêmes procédés de cueillette. Tantôt à la machine ou à la main, les domaines viticoles sur la commune sont en pleine réception des raisins, et espèrent que les récoltes de l’année 2010 donneront de belles quantités mais surtout, une bonne qualité à ces futurs vins Autignacois qui animeront de longs repas d’été, ou encore, de courtes soirées d’hiver, puisque rappelons-le, « Le vin est la plus saine et la plus hygiénique des boissons »  comme disait Pasteur

Vendanges.JPGVendanges (2).JPG

23:12 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (0)