Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

22/03/2011

L'asparagus acutifolius, une tradition méridionale

La période de cueillette des asperges est bientôt terminée..jpg            Avec les fortes pluies qui se sont abattues sur la commune, et la chaleur qui est présente depuis quelques jours, il n’est pas rare de trouver quelques Autignacois, les mains pleines d’ « asparagus acutifolius », communément appelées asperges sauvages et ramassées sur le flanc d’un tertre ou au pied d’un olivier, d’un chêne vert ou d’un cyprès.

            Au pied des asparagus, plus connus sous le nom d’aspergières, l’asperge se dresse, et peut atteindre quelques centimètres jusqu’à plus d’un mètre. Chacune d’un diamètre différent, elles peuvent aussi se présenter sous différentes couleurs, du vert tendre au violet.

            Sur les bords de fossés, les asperges apparaissent dès la fin du mois de février et sont récoltables jusqu’au début du mois d’avril. Les meilleurs chercheurs sont souvent connaisseurs en matière d’endroits fructueux, tandis que d’autres essaient la recherche à plusieurs endroits, comme au temps des escargots ou des champignons.

            Lors du ramassage des asperges, diverses techniques peuvent être adoptées en fonction de la configuration du terrain, et la plus simple consiste à regarder au pied de l’aspergière pour voir les récentes pousses. Aussi, l’on peut regarder au-dessus du buisson, pour essayer de trouver une asperge dépassant du buisson.

            Présente dans la garrigue comme au bord des vignes, l’asperge peut se manger en omelette, et cela représente une tradition locale, spécifique au sud de la France. L’asperge sauvage n’a pas le même calibre que l’asperge vendue dans le commerce, beaucoup plus grande, et plus souvent dégustée en vinaigrette.

            L’asparagus acutifolius est aussi une plante pleine de saveurs et d’anecdotes, puisqu’entre le XVII° et le XVIII° siècle, Louis XIV dit « le roi Soleil » qui en était fou, essaya même d’en élever dans les jardins royaux de Versailles. En vain, la rebelle ne poussa jamais et se fit toujours désirer …

11/01/2011

La garrigue reprend ses droits

Déchetterie.jpg            Difficile d’imaginer qu’il y a une dizaine d’années, la commune d’Autignac, comme toutes les autres communes françaises, ne prenait pas en compte ce qui allait devenir un enjeu majeur de la seconde décennie du XXI° siècle : l’écologie.

            En effet, il est aujourd’hui important de relever que la garrigue Autignacoise a repris ses droits sur une large surface, destinée auparavant à la dispersion des ordures. La photo montre que la décharge de la commune était une surface anarchique où chacun déposait, avec autorisation préalable, ses ordures sans prendre en compte l’effet de pollution que produisaient ces encombrants, ainsi que l’effet dangereux des matériaux laissés là …

            Les codes naturels n’étaient alors pas respectés, et de nos jours, il semble impensable, le fait de vider sa benne à gravats, sur un terrain vague en pleine nature. Depuis 2003, date de fermeture de ce lieu, grâce à l’ADEME, et à une subvention non négligeable de 30 000 €uros de la part du Conseil Général de l’Hérault, au motif de la réhabilitation de cette décharge, la commune vide ses ordures à la déchetterie située sur la route de Saint Geniès et gérée par la FRAMPS 909.

            Ce terrain est désormais « reboisé », pour le plus grand bonheur des marcheurs qui peuvent admirer la belle vue tout en respirant un air pur, ce qui n’est pas le cas dans certaines agglomérations.

06/09/2010

Le barrage asséché.

Le barrage asséché.JPG            Cela faisait quelques années que les Autignacois n’avaient pas pu voir le barrage communal dans un tel état. Au début du mois de septembre, alors qu’il n’a pas plu depuis plus de 2 mois, voila que ce barrage, en général, assez conséquent au niveau de son volume en eau, se trouve asséché, et ne contient en son lit, seulement que quelques litres.

            La végétation a largement investi le fond de cette retenue d’eau, et le pourpier, s’étale en fleurissant, sur une large surface. Le sol s’est largement craquelé à cause de la forte chaleur. Un peu plus en amont, le barrage n’est pas asséché, mais son niveau a largement diminué et le pourpier en fleurs est encore très présent.

            Les ruisseaux de la commune, qui ont en principe un débit assez important sont principalement asséchés, suite à l’été passé. Ces coins agréables de la commune sont aujourd’hui dans l’attente des prochaines pluies qui pourront permettre la réapparition de l’eau douce sous un débit important.

            Ces ruisseaux et ces 2 barrages font l’objet de promenades quand la chaleur s’est dissipée, et font partie des endroits agréables à regarder, quand la végétation prend ses couleurs d’automne, ou quand bien même, ce barrage est intégralement gelé.