Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

16/10/2013

Deux Autignacois pour "sauver" l'Espagne en 1823 et en 1936

Pour la première réunion mensuelle de la saison, l’association « Mémoire d’Autignac », par la voix et le travail de Michel Alcaine, a présenté le parcours historique de deux enfants Autignacois qui, avec un siècle d’intervalle, ont combattu de façon volontaire en Espagne pour la défense de leurs idéaux et n’ont pas hésité, au péril de leur vie, à aller défendre une cause fidèle à leurs convictions.

Pierre Colombe de Lavit nait à Autignac le 22 février 1798, dans le quartier du Plô, autrefois point d’ancrage de la bourgeoisie locale et passe son enfance dans la commune avant d’être intégré, à l’âge de 16 ans dans la Compagnie de Noailles assurant la garde du corps du roi Louis XVIII et ce, malgré sa taille inférieure à « 5 pieds 6 pouces » (1,81 mètre).

Participant à la « Bataille de Béziers » dans le camp royaliste et contre les partisans de l’Empire, il est versé dans la Légion de l’Hérault le 14 août 1816, qui, devenue 20° Régiment d’Infanterie, lui permettra d’être présent aux combats de l’île de Léon, du fort du Trocadéro ou encore du fort de Santi Pietri … mais aussi d’être décoré dans l’Ordre prestigieux de Saint-Ferdinand pour « bravoure militaire ».

Marié en 1826, Colombe de Lavit démissionnera ; le régiment indiquera perdre « un bon officier, jeune, animé des meilleurs sentiments » lequel décèdera le 18 août 1874 et dont le tombeau reste encore orné de la Fleur de Lys, symbole royaliste jusque dans la mort.

Colombe de Lavit, royaliste jusque dans la mort.JPG

7 - Henri Belmont- Guerre d'Espagne 1936-37.jpgAutre combattant volontaire en Espagne, Henri Bellmunt qui, né le 4 avril 1916, n’hésitera pas à retourner dans son pays natal pour le libérer du joug franquiste, en s’engageant dans les forces de l’armée républicaine. Il participera à la célèbre bataille de Jarama en février 1937, l’une des plus importantes de la guerre civile espagnole, avant de revenir à Autignac à l’automne 1938 et de décéder le 10 octobre 1947 à l’âge de 31 ans.

Phénomène plus récent, c’est une projection de photographies de « colles » d’antan qui a été réalisée, ravivant de nombreux souvenirs dans l’assistance, à l’heure où la mécanisation a pris le dessus sur la main d’œuvre qui animait le village pendant plus d’un mois. 

Un verre de l’amitié a clôturé cette réunion, après qu’Antoine Barxias-Casties ait constaté l’affluence et l’intérêt toujours vifs que porte l’assistance aux recherches effectuées et aux présentations mensuelles qui raniment dans le village un lien pour que vive la mémoire.  

Les commentaires sont fermés.