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22/12/2011

80ème anniversaire des cloches de l'église

Mgr Azéma a présidé la bénédiction des cloches.png            A l’occasion de la messe célébrée dans l’église paroissiale le 17 décembre, Monseigneur Claude Azéma, évêque auxiliaire de Montpellier s’est déplacé afin de bénir les cloches pour le 80ème anniversaire de leur baptême, qui avait eu lieu le jeudi 3 décembre 1931.

            Il fallait que l’évènement soit marquant pour la commune, afin que celle-ci puisse s’enorgueillir de recevoir l’évêque, qui a présidé cette messe en rappelant dans son homélie la fonction de la cloche, qui, quelle que soit son tintement, permet d’annoncer au village une nouvelle chrétienne. L’homélie a permis d’insister sur le fait que le son des cloches unit tout un chacun malgré les divergences et qu’il reste une symbolique tantôt joyeuse, tantôt triste.

            Il a été accueilli par 3 prêtres de la paroisse Saint-Martin de la Coquillade, qui l’ont accompagné tout au long de l’office qui a permis la consécration par la bénédiction, des cloches d’Autignac, appelées officiellement Sainte Thérèse, Blanche-Marie et Emma-Marcelle, et dont la commande ne fut pas une mince affaire, au vu des divergences existant au sein du conseil paroissial, présidé à l’époque, par l’abbé A. Mirabel (1872-1942).

            Le 1er janvier 1931, la commune est dotée d’un conseil paroissial de 6 membres, qui doivent servir le bon fonctionnement de l’église, dont le clocher est en cours de construction en raison de la chute du clocheton dans les années 1920. Le chiffre passe à 5 membres lors du décès en mars 1931 de Marius PASTRE.

3 cloches.JPG            A partir du printemps de l’année 1931, les 5 membres restants et le prêtre vont commencer à réfléchir à une éventuelle commande de cloches pour le nouveau clocher dans une fonderie dont le nom est à déterminer. Mais, à la suite d’une réunion sans doute houleuse, 3 des 5 membres font part au prêtre de leur démission en raison du fait que le fondeur envisagé, à savoir Joseph GRANIER est « dans l’impossibilité de fournir la moindre référence ». L’abbé Mirabel, surpris par cette décision informera l’évêché qui lui apportera son soutien pour la commande des cloches.

            Leur démission sera finalement validée par le conseil paroissial, qui ne comptera plus que 2 membres, dont les noms seront gravés sur la cloche financée par souscription auprès de tous les paroissiens. 2 autres cloches seront installées dans le clocher, offertes par les familles Charles PONS et Gaston PASTRE.

            Toutes les 3 auront finalement été fondées par Joseph Granier, fondeur à Castanet-le-Bas, qui deviendra par la suite renommé, ce qui permettra à 2 des 3 démissionnaires de réintégrer le conseil paroissial (le 3ème étant décédé en octobre 1931). Depuis 1931, les cloches n’ont subi aucun déplacement ni aucune transformation majeure, et gardent encore les noms de toutes celles et tous ceux qui ont œuvré pour leur installation.

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